Syndrome génito-urinaire de la ménopause : symptômes et solutions
Publié le 19 octobre 2026 · Temps de lecture : 5 minutes.
Ménopause :
sécheresse, fuites, envies pressantes… et si c’était le SGUM ?
Ce 18 octobre, c’était la Journée mondiale de la ménopause.
On pense spontanément aux bouffées de chaleur, mais il existe un autre groupe de symptômes, plus discret et pourtant très fréquent : sécheresse vaginale, brûlures, douleurs pendant les rapports, fuites urinaires, envies pressantes… Ce cocktail porte un nom : le syndrome génito-urinaire de la ménopause, ou SGUM.
Bonne nouvelle : il se soigne. On vous explique tout, sans tabou.
A lire avant tout : cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si vous ressentez ces symptômes, parlez-en à votre médecin, votre gynécologue ou votre sage-femme.
La ménopause en bref
Selon l’Assurance Maladie, la ménopause survient naturellement entre 45 et 55 ans, avec un âge moyen de 51 ans.
On considère qu’elle est installée lorsque les règles sont absentes depuis 12 mois. Elle est précédée de la périménopause, qui débute 2 à 4 ans avant.
À ce moment, la production d’hormones féminines, et en particulier des œstrogènes, chute. Or ces hormones jouent un rôle essentiel dans la santé des tissus intimes : vagin, vulve, vessie, urètre… et périnée.
Le SGUM, c’est quoi exactement ?
Le syndrome génito-urinaire de la ménopause regroupe les effets de cette baisse d’œstrogènes sur la sphère intime et urinaire. Les tissus deviennent plus fins, moins hydratés et moins élastiques.
Les symptômes les plus fréquents :
⇒ côté intime : sécheresse vaginale, brûlures, irritations, douleurs ou baisse du plaisir pendant les rapports ;
⇒ côté urinaire : envies fréquentes ou pressantes d’uriner, fuites urinaires, infections urinaires plus fréquentes.
+ de 36% des femmes
Le chiffre à retenir : Selon les recommandations du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français), le SGUM toucherait entre 36% et 90% des femmes ménopausées, selon les études. Pourtant, seulement 10% d’entre elles seraient traitées.
⇒ Autrement dit : c’est très courant, mais on en parle encore trop peu. Contrairement aux bouffées de chaleur, qui s’atténuent souvent avec le temps, le SGUM a tendance à s’installer progressivement. Raison de plus pour ne pas attendre !
Quelles solutions contre le SGUM ?
Première étape : en parler à un professionnel de santé. Il confirmera le diagnostic et vous proposera une prise en charge adaptée. D’après les recommandations du CNGOF, plusieurs solutions existent :
→ Les hydratants et lubrifiants vaginaux sont le traitement de première ligne. Les hydratants s’utilisent régulièrement, les lubrifiants au moment des rapports.
→ Les œstrogènes locaux (crèmes, ovules) peuvent être prescrits par votre médecin si ces produits ne suffisent pas ou si les symptômes sont plus marqués.
→ La rééducation périnéale est indiquée lorsque le bilan montre un périnée affaibli, notamment en cas de fuites urinaires. Elle est réalisée par un kinésithérapeute ou une sage-femme, et peut s’appuyer sur le biofeedback ou l’électrostimulation à l’aide d’une sonde de rééducation.
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Les dispositifs qui peuvent aider à domicile
Sondes vaginales
Les sondes vaginales sont utilisées pour la rééducation du périnée chez la femme, notamment en cas de fuites urinaires, de post-partum ou de faiblesse musculaire pelvienne. Elles permettent un travail ciblé grâce au biofeedback ou à l’électrostimulation.
Sondes anales
Les sondes anales sont adaptées à la rééducation périnéale chez l’homme et la femme, en particulier pour traiter l’incontinence urinaire ou fécale. Elles offrent une solution efficace pour renforcer les muscles du plancher pelvien via l’électrostimulation.
Electrostimulateurs
L’électrostimulateur périnéal est un appareil qui envoie de légères impulsions électriques pour stimuler et renforcer les muscles du périnée. Il est recommandé dans le cadre d’une rééducation à domicile, souvent encomplément d’un suivi médical.
Pour conclure
Sécheresse, inconfort, fuites, envies pressantes : à la ménopause, ces symptômes sont fréquents, mais vous n’avez pas à les subir, et ils ne sont pas une fatalité.
Ils portent un nom, le SGUM, et des solutions efficaces existent.
La Journée mondiale de la ménopause est passée, mais la bonne résolution reste valable toute l’année : en parler à son professionnel de santé 💜
⇒ Pour aller plus loin, (re)lisez notre article Octobre rose « Après un cancer du sein, prendre soin de son intimité aussi ⬈ », ainsi que « Le périnée : définition, rôle et importance pour la santé ⬈ ».
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Foire aux questions
Découvrez les questions les plus posées par les internautes.
À quel âge arrive la ménopause ?
Selon l’Assurance Maladie, elle survient le plus souvent entre 45 et 55 ans, avec un âge moyen de 51 ans.
Elle est dite anticipée entre 40 et 45 ans, et tardive après 55 ans.
Les lubrifiants et hydratants vaginaux, c’est la même chose ?
Non.
→ L’hydratant vaginal s’utilise régulièrement, par exemple plusieurs fois par semaine, pour réhydrater les tissus au quotidien.
→ Le lubrifiant s’utilise ponctuellement, au moment des rapports, pour limiter les frottements et l’inconfort.
Peut-on faire de la rééducation périnéale à la ménopause ?
Oui, il n’y a pas d’âge pour rééduquer son périnée !
Elle est notamment indiquée en cas de fuites urinaires ou de périnée affaibli.
Elle est prescrite par un médecin ou une sage-femme, puis réalisée par un kinésithérapeute ou une sage-femme.
Les symptômes du SGUM disparaissent-ils avec le temps ?
Contrairement aux bouffées de chaleur, ils ont plutôt tendance à s’installer progressivement s’ils ne sont pas pris en charge.
D’où l’intérêt d’en parler tôt à votre professionnel de santé.
À qui en parler ?
À votre médecin traitant, votre gynécologue ou votre sage-femme.
Ces symptômes font pleinement partie du suivi de la ménopause, n’hésitez pas à les aborder même s’ils vous semblent gênants à évoquer.
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Sources
- Assurance Maladie
- CNGOF et GEMVi
- Gyneco-online









